Samedi 15 septembre 6 15 /09 /Sep 16:00


De l’imaginaire

 

Les moments réservés à l’intimité féminine ont longtemps capté l’inspiration des peintres. Leurs toiles nous dévoilent ces instants passés au bord des bassins d’eau tiède où les baigneuses dégustaient, avec une gourmandise de bonne tenue, pâtisseries fines « en forme de lèvres », fruits glacés, sorbets et « baklavas, sortes de galettes très imprégnées de beurre et de sucre, dont les femmes surtout sont friandes » (Nerval).


Le café se buvait avec lenteur tout en aspirant d’odorantes fumées par le long et suggestif tuyau du narguilé placé le plus souvent entre leurs jambes écartées. Les peintres se plaisaient à représenter leurs corps riches de cette chair que les nourritures sucrées épaississaient et amollissaient et que les onguents éclaircissaient selon le goût de l’époque. Comme pour le riche parisien ou le Vénitien de l’âge d’or, en Orient, l’épanouissant embonpoint et l’argent en quantité allaient de pair.

Parfois, les scènes de bain montraient des groupes de femmes prenant des poses lascives, s’effleurant, se frôlant ou se touchant, ou esquissant un furtif geste de caresse défendue.

 

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Par Mohamed Médiène - Publié dans : Peinture - Communauté : Corps nu, corps déshabillé
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