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Publié par med médiène

Coriolis, le célèbre peintre orientaliste de "Manette Salomon" (1867) des frères Goncourt, choisit pour décrire une femme en habit mauresque la jeune Juive aux yeux verts du Faubourg du Temple qu’il a engagé comme modèle. C’est dans ce quartier qu’au 19ème siècle les peintres en mal de figures de « là-bas » allaient à la recherche de visages typés « Odalisques » pour leurs scènes de harem, de danse ou de bain Turc.
Pour son tableau "Femme en costume mauresque" (1869) Frédéric Bazille, peut-être par facilité ou manque de temps (il meurt en 1870), a préféré s’inspirer de la description de Manette publiée en 1867 dans le roman éponyme des Goncourt.


 

Frédéric Bazille - Femme en costume mauresque, 1869

Frédéric Bazille - Femme en costume mauresque, 1869

"Manette portait un des costumes rapportés d'Orient par Coriolis : les jambes dans un large pantalon de soie flottant, de la délicieuse nuance fausse du rose turc, elle avait la taille dessinée par une petite veste de soie marron soutachée d'or, d'où sortaient ses bras nus, battus par les grandes manches d'une chemise de tulle sans agrafes qui laissait voir en jouant la moitié de sa gorge. Sur sa tête, elle avait le charmant tatikos de Smyrne, le tarbouch rouge aplati, tout couvert d'agréments et de broderies, dans lesquels elle avait passé, noué, enroulé les tresses de ses cheveux avec l'art et la coquetterie d'une femme de là-bas. "
Les Goncourt, Manette Salomon, 1867

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