Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 07:30

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Titen, Violente

 

Venise(s) 

Venise et l’Histoire

Parce que les ports sont aussi des portes, Venise est au 16ème siècle à la fois ville marchande et République éclairée où se croisent les mondes du monde. L’activité commerciale favorise ce mélange de gens, d’idiomes, de costumes, de couleurs, suscitant un perpétuel désir de l’Ailleurs, ce mystérieux au-delà de la mer d’où nait chaque jour le soleil. Le continuel dialogue des différences stimule l’esprit et aiguise une sensibilité particulière dans la Cité des Doges, qui cultive un humanisme  concret, sensuel, un humanisme vénitien en somme. L’humanisme de la Renaissance - florentin par exemple -, qui place l’homme au cœur de l’univers et relègue Dieu dans les confins du ciel, bouleverse alors la vision du monde dans la péninsule et bien plus loin, en Flandres, en Allemagne, en Espagne, mais cette pensée neuve n’atteindra que tardivement le cœur de la patrie de Titien.

 

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Par med médiène - Publié dans : Peinture - Communauté : Corps nu, corps déshabillé
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 06:49

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Venise, son art et ses artistes

Les Scuole : efficace instrument de la promotion de l’art
Les Scuole sont des confréries professionnelles ou sociales placées sous le vocable d’un Saint, formées autour d’un métier, d’un intérêt commun ou d’une nationalité étrangère établie à Venise. Celle des marchands Allemands, par exemple, riche et influente, invite Albrecht Dürer à séjourner à Venise où il peut à loisir confronter son travail (il y peint notamment en 1505 une superbe Jeune Vénitienne) à celui de ses confrères vénitiens.
Ces institutions contribuent au renom de ces artistes qu’elles font vivre confortablement grâce au travail qu’elles leur procurent. Elles participent également de manière dynamique à la vie religieuse de la cité en commandant des œuvres de dévotion qu’elles offrent à leur église. Elles acquièrent aussi des tableaux plus profanes qu’elles se réservent où qu’elles accrochent, quand ils ne sont pas trop crus, aux murs de leur Salle de Conseil. Les affiliés de ces associations exigent des artistes qu’ils exécutent des œuvres à la gloire de la ville et à celle de l’Eglise. La hiérarchie religieuse, se conformant aux recommandations du Concile de Trente, demande de son côté des représentations de Miracles et autres scènes édifiantes de la Bible quelle achète pour placer dans ses nombreux lieux de culte.
Au début du XVIème siècle Venise compte une centaine de ces congrégations dont cinq Scuole grandi qui regroupent des milliers de membres.

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Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 11:39

Les Goncourt avant le Goncourt

 

 

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Mohamed Médiène, spécialiste du 19ème siècle, présente dans un petit  ouvrage le récit du voyage que Jules et Edmond de Goncourt effectuent à Alger en 1849.

Des dessins d’époque tirés du Magasin Pittoresque et d’autres textes (lettre, nouvelle, poèmes, pages du Journal) accompagnent ce récit intitulé à l’origine Alger, notes au crayon. Ce titre, nous dit M. M., suggère que les deux frères – alors jeunes - s’étaient rendus un peu par hasard en Algérie comme peintres. Après avoir parcouru « le sac sur le dos » la Bourgogne, le Lyonnais, le Dauphiné et la Provence, ils embarquent à Marseille munis de leur album à croquis, de leurs boites de couleurs et de leurs pinceaux.

La ville blanche et sa population mélangée les éblouissent. Ils découvrent, bouleversés,  un monde aux mille langues, baigné de soleil au bord de la mer bleue. Quelque chose, qui demeure inexpliqué, se passe alors puisque revenus en France après un séjour d’un mois – un séjour bref mais intense selon eux – ils abandonnent leur projet de faire carrière dans la peinture pour ne se consacrer qu’à l’écriture.

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Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 16:09

 

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Sabina Poppae, vers 1560

 

L’Ecole de Fontainebleau ou le nouveau visage de la peinture française

 

Restée longtemps à l’écart du mouvement renaissant de l’Europe, la France au début du XVIème siècle connaît une période de paix qui lui permet de renouer avec la stabilité politique et une certaine prospérité. Lasse du désordre engendré par les conflits menés sur son territoire, la population des villes - celle du moins des nobles et des bourgeois - aspire à profiter de la douceur de vivre qu’offre la belle terre de France.

A la faveur de l’occupation d’une partie de l’Italie, François 1er, séduit par l’esprit et l’élégance en vogue dans les cours transalpines, réalise ce que peut apporter au prestige de son règne le vaste mouvement qui éveille alors un peu partout en Europe une immense soif de connaissances, d’échanges et de rencontres. 

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Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 15:54

François Clouet, vers 1515-1572 

Fils de Jean Clouet (1485-1540), François, à la mort de son père, le remplace dans sa fonction de « peintre et valet de chambre à la cour de François 1er ».

 

0 François Clouet Dame au bainDame au bain, 1570, h/b, 92x81 cm. Washington, National Gallery of Art.

 

 

L’Art et ses ruses

Trois plans structurent le schéma narratif de ce tableau peint sur bois. Ces trois plans incarnent trois discours qui s’organisent dans une sorte de hiérarchie sociale. L’œil glisse de l’un à l’autre et pénètre progressivement dans la scène peinte, où sont représentés trois types de personnages féminins : la dame, la paysanne et la servante.

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Mardi 28 décembre 2010 2 28 /12 /Déc /2010 19:47

La paysannerie dans la Comédie humaine

 

 

 

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 Balzac par Louis Auguste Bission (1842)

 

« La femme qui vous a pondu n'a pas perdu son temps. » Compliment adressé par le militaire Genestas au docteur Benassis. 

 

Rappel

La Comédie humaine comporte quatre romans dont le thème se recrute dans le monde de la paysannerie. On peut dire que ce thème n’est pas central dans l’œuvre de l’écrivain. Nous savons que son intérêt s’est d’abord porté sur Paris où certaines villes de province : Tours, Bordeaux, Limoges, Saumur, Besançon, Angoulême… Balzac est profondément citadin et profondément attaché aux modes de vie des groupes sociaux qui composent les villes modernes.

Le corpus du monde paysan balzacien est constitué essentiellement par :

Les Chouans, 1829 qui est aussi un roman politique et une fresque sanglante qui a pour cadre une Bretagne sordide et terrible.

Le Médecin de campagne, 1833 où l’on voit les résultats bénéfiques que l’action d’un homme déterminé peut produire.

Le curé de village, 1839 qui montre la force de certains prêtres ouverts à l’âme des souffrants et la volonté inflexible (Véronique Graslin) de certains êtres repentants voulant se racheter d’une faute horrible et secrète.

Les Paysans, 1844, enfin où, par exemple, Balzac écrit dans la préface qu’il veut faire place « aux figures d’un peuple oublié », cette masse invisible, nombreuse et inquiétante qui chaque jour nourrit et abreuve de ses produits les grandes cités modernes.

Ce que Balzac sait de la vie paysanne il l’a d’abord appris dans les livres. C’est un savoir abstrait, tout intellectuel, même s’il lui est arrivé souvent de séjourner en province, invité par des amis.

Lorsqu’il s’attèle au Médecin… il a 33 ans et rêve de conquêtes : féminines, sociales et politiques.

 

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Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 11:38
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Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 11:24
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Samedi 11 décembre 2010 6 11 /12 /Déc /2010 20:03

 

17 Jeanne d'Arc

Jeanne d'Arc

 

Vers la fin de la guerre de Cent ans, le royaume de France est « sauvé » par une jeune fille, Jeanne, une fermière de Lorraine, gardienne de moutons à qui Dieu parle et qu’elle comprend. La « Fille de Dieu », comme s’est plu à l’appeler par la suite la légende, ne connaissait pas « la maladie secrète des femmes » et pouvait ainsi s’identifier aux servantes de la Sainte Mère, toutes vierges et toutes mariées au ciel.

De sa victoire contre les Anglais puis, dans son habit pourpre, dans l’aide qu’elle fournit en 1429 à Charles VII pour le conduire à la cathédrale de Reims afin de le faire sacrer roi de France, la Lorraine ne tirera rien, sauf le sacrifice de sa vie.

1 Vierge à l'Enfant Jpar ean Fouquet

La Vierge à l'Enfant (Agnès Sorel)

Ce que Jeanne la Pucelle n’a pu devenir, c’est-à-dire l’icône d’une patrie libérée de l’ennemi Anglais, Agnès Sorel le sera quelques années plus tard par sa grâce et sa beauté. La guerrière est brulée par les Anglais en mai 1431, abandonnée par ce roi un peu falot qui retrouve plus tard goût, vigueur et ambition dans les bras de la pure et fraiche picarde. Agnès l’amante blanche et blonde, toute braise pour son royal compagnon est l’opposé physique et moral de Jeanne, petite et brune, dont l’existence fictionnelle n’aura eu qu’un but : sauver un pays en intronisant légitimement le monarque qui le symbolise.

Jeanne d’Arc est réhabilitée en 1450, l’année où meurt « d’un flux de ventre » Agnès Sorel.

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Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 14:18

 

  La Vierge à l’Enfant   (après 1450)

Huile sur bois, 91X81cm. Musée des Beaux-Arts, Anvers. Panneau droit du diptyque de Melun.

 

 

L’art, dès son commencement, a majoritairement investi le domaine du merveilleux entretenant avec les croyances une relation faite d’orages et de suspicion. Les pouvoirs se sont toujours défiés des productions artistiques qui suggèrent ou donnent à voir l’homme et la femme sous l’emprise du travail animal des sens. En Occident, par exemple, où la peinture a trouvé sa patrie, l’Eglise attendait des artistes une production édifiante mettant en images les scènes moralisantes avec, comme figures de proue, le Christ, la Vierge et la longue liste des Saintes. Acceptée en apparence par les peintres, cette exigence connut, fondant le principe de l’art par essence rebelle, d’heureux et nombreux écarts.

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